Le burn-out, plus risqué que le chômage?

Un homme dynamique mais littéralement submergé se bat encore pour avancer

Surprenant et si réjouissant de constater que de plus en plus, le monde si rationnel des professionnels de la technologie (dont sont issus vos serviteurs chez Activéquilibre) se préoccupe du sens à donner, tant à nos vies qu’à notre activité professionnelle! Cela vaut évidemment aussi pour les scientifiques et le monde médical.

Il faut dire que la statistique mentionnée dans ce discours laisse pantois. Le discours a eu lieu lors de la remise de diplômes de 2019 aux ingénieurs civils à l’Université de Louvain-La-Neuve (voir la vidéo en fin d’article). L’université a confié carte blanche à Pedro Correa, docteur en sciences appliquées et photographe. Celui-ci y mentionne une étude déclarant que:

Note interne non-visible aux internautes: ci-dessus version ’empilée’ pour Smartphone, ci-dessous version PC et tablettes.

Un homme dynamique mais littéralement submergé se bat encore pour avancer

Surprenant et si réjouissant de constater que de plus en plus, le monde si rationnel des professionnels de la technologie (dont sont issus vos serviteurs chez Activéquilibre) se préoccupe du sens à donner, tant à nos vies qu’à notre activité professionnelle! Cela vaut évidemment aussi pour les scientifiques et le monde médical.

Il faut dire que la statistique mentionnée dans ce discours laisse pantois. Le discours a eu lieu lors de la remise de diplômes de 2019 aux ingénieurs civils à l’Université de Louvain-La-Neuve (voir la vidéo en fin d’article). L’université a confié carte blanche à Pedro Correa, docteur en sciences appliquées et photographe.

Celui-ci y mentionne une étude déclarant que:

LES MALADES DE LONGUE DURÉE COÛTENT PLUS CHER QUE LES CHÔMEURS! (en Belgique)

Cette déclaration a été ‘fact-checkée’ (vérifiée) par la Radio Télévision Belge Francophone (à partir de 15min 40 sur la première vidéo).

Quel est l’ampleur des personnes touchées par l’épuisement au travail en Suisse?

En Suisse, selon une enquête européenne sur les conditions de travail publiée par le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), en 2015:

Plus du tiers des personnes interrogées (35,2 %) déclarent se sentir la plupart du temps (22,2 %) ou toujours (13,0 %) épuisées à la fin de leur journée de travail. Les résultats suisses de l’étude de 2015 ne se distinguent pas de la moyenne européenne en la matière.

Le résumé du SECO mentionne également que, parmi les 35.2% ci-dessus 9% ont encore une sensation de fatigue et d’épuisement le lendemain au réveil. “La santé des personnes qui se sentent épuisées le soir et qui ne récupèrent pas pendant la nuit peut être en danger.

Ces chiffres ont été calculés en 2015, et cette étude n’est établie que tous les 5 ans. Difficile donc d’évaluer l’évolution de ce fléau en Suisse sur la base de critères rigoureusement identiques. Toutefois, une étude de Promotion Santé Suisse de 2018 indique que “La part de personnes qui se sentent épuisées sur le plan émotionnel, qui représentait les années précédentes environ un quart des sondé∙e∙s, tend vers les 30 %.” L’économie suisse perdrait ainsi environ 6,5 milliards de francs par an.

Alors le burn-out, plus risqué que le chômage?

Selon le SECO, le taux de chômage était à 2.3% en novembre 2019. On peut donc comme Pedro Correa en conclure, que:

en Suisse aussi, “vous avez plus de risque de tomber malade ou de devenir dépressifs à cause de votre emploi, que de ne pas en trouver.”

Nous le constatons de plus en plus, dans notre entourage, dans la presse, et dans notre activité de massothérapeutes:

Des travailleurs assidus, voir acharnés, qui se battent au quotidien, s’essoufflent. Les femmes semblent encore plus particulièrement touchées, en raison du cumul de charges familiales et professionnelles. Ces personnes cherchent à aller au-delà de l’humainement possible. Elles le font pour répondre à des pressions sociales ou de productivités vides, justement, de sens ‘humain’.

Notre humble connaissance du fonctionnement humain et notre expérience ne peuvent que nous mettre en résonance avec Pedro Correa lorsqu’il déclare:

placer des termes anxiogènes comme l’excellence, la compétitivité, le sacrifice, au centre de votre vie, sans en placer d’autres comme la joie, la collaboration, le sens… Cela ne peut que mener à la tristesse, à la maladie, au burn-out.

Pedro Correa (discours de remise des diplômes d’ingénieurs civils 2019, Université de Louvain-La-Neuve)

Une prise de conscience qui augmente

Fort heureusement, si le chemin reste long, de plus en plus d’entreprises le comprennent, et dans bien des domaines. Elles se soucient réellement du bien-être de leurs employés, et du sens profond à conserver, ou redonner, à l’activité quotidienne.

Le résumé de l’étude européenne publiée par le SECO mentionne d’ailleurs:

“La Suisse présente des résultats relativement bons en comparaison des pays voisins et de l’ensemble de l’Europe en ce qui concerne les caractéristiques du type de direction propices à la santé. Les salariés suisses déclarent ainsi, plus souvent que leurs homologues des autres pays européens, que leur supérieur hiérarchique leur apporte félicitations et reconnaissance, […] et leur donne un feed-back utile.

Une prise en charge individuelle peut s’avérer salvatrice

Sur un autre axe, les individus se prennent aussi de plus en plus en charge eux-même. Nous observons ainsi des cadres, parfois même patrons d’entreprise familiale multigénérationnelle, et autres courageux, qui quittent leurs postes. Leurs titres étaient pourtant jadis presque révérés. Ils prennent de telles décisions, difficiles, pour une vie plus proche de ce qui les nourrit réellement, en profondeur. Cela les maintiendra donc aussi probablement en meilleure santé.

Nous ne parlons pas ici de ‘doux rêveurs’ qui plaquent tout sur un coup de tête et “advienne que pourra!”. On s’y retrouve certes parfois contraint par un burn-out complet. Mais ces personnes se brûlent justement parce qu’elles attachent souvent une extrême importance à leurs responsabilités. Certains ‘visionnaires’ cherchent donc souvent patiemment le chemin qui leur permettra d’éviter l’essoufflement total. Mais ils veulent pouvoir contribuer encore, tant socialement, qu’à la vie de leur famille.

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Pas forcément besoin de changer d’endroit, mais de positionnement et de façon de se gérer!

Des changements si drastiques ne sont pas non plus une obligation pour toute personne sujette à un stress chronique au sein de son travail! Une réorientation de notre mode de fonctionnement peut souvent apporter des résultats assez significatifs pour continuer dans de meilleures conditions. Et cela sans devoir, vue de l’extérieur, tout bouleverser.

Ce que nous pouvons vous apporter

Nous l’avons expérimenté personnellement aussi, il y a quelques années. Et Activéquilibre peut vous accompagner avec les massages et thérapies dans ces prises de conscience et ces cheminements au travers du stress quotidien ou du burn-out… Il va de soi que pour les cas graves, ce type de prestation se fait en complément à une prise en charge plus médicale.

Avec un parcours ‘technique’, bien rationnel, mais aussi très humaniste, nous nous sentons ‘alignés’ avec bien des points abordés dans ce discours (voir la vidéo ci-dessous).

Ce message tombe si bien actuellement. Si vous aussi vous vous sentez touché(e)s, n’hésitez pas à partager avec vos proches! Et n’hésitez pas à nous faire parvenir vos commentaires si vous souhaitez débattre un peu sur ce thème !

Le discours de remise des diplômes aux ingénieurs civils de l’université de Louvain-La-Neuve

Cliquer ici pour reprendre la lecture de l’article après avoir vu la vidéo.